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Intervention d'Anne-Cécile Mathé et Joris Mithalal

Intervention d'Anne-Cécile Mathé et Joris Mithalal

Anne-Cécile Mathé et Joris Mithalal interviendront sur « L’enseignement de la géométrie à l’école, point de vue didactique » le 10 avril 2017 lors du séminaire du laboratoire

Anne-Cécile Mathé est MCF au laboratoire ACTé depuis 2015. Ses principaux thèmes de recherche concernent problématiques liées à l’enseignement et l’apprentissage de la géométrie.

Joris Mithalal est MCF au laboratoire Sciences, Société, Historicité, Education, Pratiques (SP2HEP) et à l’ESPE de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1). Ses recherches portent sur la didactique des mathématiques, et en particulier sur la géométrie aux premier et second degré. Il s’intéresse à l’usage des dessins, aux pratiques instrumentées et aux interactions langagières, pour l’apprentissage de la géométrie et le passage vers la démonstration.

Leur intervention est intitulée : « L’enseignement de la géométrie à l’école, point de vue didactique ».

- Résumé :

L’enseignement de la géométrie peut parfois apparaître comme un champ mal-aimé des enseignants du premier degré. Ses objectifs ne semblent pas toujours clairs, les ressources dans ce domaine sont relativement peu nombreuses et les instructions officielles peuvent ne pas toujours paraître très explicites. Nous présenterons dans cet exposé des résultats de la didactique des mathématiques (Duval, 2005 ; Perrin-Glorian & Godin, 2014 ; Perrin-Glorian, Mathé & Leclercq, 2013) permettant de clarifier les enjeux possibles de cet enseignement et d’étudier des conditions présidant à la diffusion et à l’acquisition de connaissances et de savoirs géométriques à l’école. Le point de vue que nous adopterons est fondé sur une analyse épistémologique, cognitive et sémiotique, de l’activité géométrique. Ces trois dimensions nous permettent de dégager les enjeux de l’enseignement de la géométrie, de l’école maternelle au collège, dans la perspective d’une évolution cohérente du rapport aux objets géométriques, matériels et théoriques. Nous envisagerons ainsi, notamment via l’étude de problèmes de restauration de figures, la question des conditions susceptibles de favoriser, de la maternelle au cycle 3, une évolution du regard des élèves sur les dessins, condition nécessaire à une entrée progressive dans la géométrie théorique en appui sur une géométrie physique. Ce travail nous conduira enfin à penser les processus d’apprentissage possibles en géométrie comme relevant d’une articulation complexe entre adaptation à des problèmes portant sur des objets matériels et acculturation, via un travail dans et sur le langage (Bulf, Mathé & Mithalal, 2015 ; Barrier & Mathé (éds), 2014).

- Quelques références bibliographiques :

Barrier, T., & Mathé, A.-C. (2014). Langage apprentissage et enseignement des mathématiques - Spirale Vol. 54.

Bulf, C., Mathé, A.-C., & Mithalal, J. (2015). Langage, résolution de problèmes et construction de connaissances en géométrie. Recherche en Didactique des Mathématiques, 35(1), 7 – 36.

Duval, R. (2005). Les conditions cognitives de l’apprentissage de la géométrie : développement de la visualisation, différenciation des raisonnements et coordination de leurs fonctionnements. Annales de Didactique et de Sciences Cognitives, 10, 5-53.

Perrin-Glorian M.J., Godin M. (2014) De la reproduction de figures géométriques avec des instruments vers leur caractérisation par des énoncés. Math-école, 222, 26-36.

Perrin-Glorian, M.-J., Mathé, A.-C., & Leclercq, R. (2013). Comment peut-on penser la continuité de l’enseignement de la géométrie de 6 à 15 ans  ? Le jeu sur les supports et les instruments. Repères IREM, 90, 5 14.