Morales Rubio Manuel

Les symbioses industrielles, un modèle de développement durable ? Une comparaison entre Kalundborg, Dunkerque et Tampico

Manuel Morales Rubio

Thèse sous la co-direction d’Arnaud Diemer, Suren Erkman et Gemma Cervantes

Résumé

La symbiose industrielle illustre la nécessaire interdépendance entre plusieurs processus de production de différentes firmes et le bouclage des flux de matière et d’énergie à mettre en œuvre à l’intérieur d’une zone d’activité industrielle. Le travail de thèse cherchera à savoir si la symbiose industrielle peut être une stratégie viable du développement durable pour des pays du Sud. Trois exemples permettront de cerner les véritables enjeux liés à l’émergence et au fonctionnement d’une symbiose : Tampico (Mexique), Kalundborg (Danemark) et Dunkerque (France). La méthodologie employée s’attachera à conjuguer trois approches complémentaires : la dynamique des systèmes (issue du monde l’ingénieur), l’approche qualitative (réalisation de questionnaires et d’entretiens) et le modèle des cercles de soutenabilité (géographie urbaine). Les trois cas de figures seront analysés sous plusieurs angles : celui de l’éco-efficience (via la comptabilisation des bilans d’énergie et de matières), celui de la coopération (la symbiose privilégie la coopération à la concurrence) et des relations de proximité (il s’agit de redimensionner un territoire à l’échelle des échanges entre des acteurs locaux). Des indicateurs seront proposés pour évaluer les succès et les échecs d’une telle démarche, mais également pour définir les contours de l’éco-efficience, de la coopération et des relations de proximité.

Le travail de recherche consistera tout d’abord en une revue de la littérature sur les symbioses industrielles. Il s’agira de revenir notamment sur les exemples français (Dunkerque), danois (Kalundborg) et Tampico (Mexique) en présentant une analyse replacée dans un contexte historique. Ce travail de recherche devra tester trois hypothèses associées à l’émergence des symbioses : 1° les travaux des ingénieurs sur le métabolisme industriel symbolisés par la notion d’éco-efficience ; 2° les travaux des économistes et des gestionnaires centrés sur l’analyse marchande et le principe de la coopération ; 3° les travaux des géographes relatifs à la question des territoires et donc des relations de proximité.

La méthodologie employée reposera sur trois approches complémentaires : la dynamique des systèmes, l’analyse de fluxes de matière et énergie à travers le métabolisme industrielle et l’application d’enquêtes et questionnaires à travers les cercles de soutenabilité.

Les trois études de cas (Dunkerque, Kalundborg et Tampico) donneront lieu à une analyse des différents concepts (éco-efficience, coopération, proximité, résilience) et à une élaboration d’indicateurs. Les résultats seront discutés et analysés de manière à cerner la portée des modèles symbiotiques.

Mots-clés
  • Développement durable / Ecologie industrielle et territoriale
  • Analyse de systèmes / Dynamique de systèmes
  • Métabolisme industrielle / Analyse du cycle de vie
  • Ecologie territoriale / Analyse des fluxes de matière et énergie
  • Ecologie urbaine / Symbioses industrielles
  • Planification stratégique / Responsabilité sociétale des organisations
  • Education au développement durable / Approche normative d’un modèle de durabilité forte
  • Développement locale/territoriale
Financement

Cette thèse bénéficie d’une bourse du gouvernement mexicain à travers le Conseil Mexicain de la Science et Technologie (CONACYT)