Comment concevoir un dispositif de formation professionnel pour faciliter l’organisation des souvenirs en mémoire autobiographique ?

Participant (Laboratoire ACTé)

Marie-Christine Toczek-Capelle Corinne Ambroise

Présentation

L’activité des enseignants en classe a été étudiée du point de vue des comportements que les enseignants mettent en œuvre dans la classe (Dunkin & Biddle, 1974, Rosenshine, 1986, Maroy, 2002). Cette activité a donné lieu à de très nombreux travaux (e.g. dans le champ de l’analyse des pratiques enseignantes : Perrenoud,1994 ; Veyrunes, Durny, Flavier & Durand, 2005 ; Altet, 2006 ; Ria, 2006). Toutefois, l’ensemble de ces travaux ne s’intéressent jamais à la nature des traitements cognitifs construits lors de l’apprentissage de cette expérience professionnelle. Or, nous savons que les formes d’organisation et les processus de récupération des souvenirs personnels, sont fortement conditionnés par les fonctions qu’ils exercent (Brunot, 1997). La mémoire autobiographique a pour fonctions la régulation de l’état émotionnel, le maintien d’une estime de soi positive (Brunot & Bo Sanitioso, 2004 ; Vanlede, Philippot, Galand, 2006) ainsi qu’une régulation d’un traitement plus ou moins efficace dans un contexte (Brunot, 1997).

Dès lors, l’objectif général de cette opération de recherche sera d’examiner les modalités de récupération et d’organisation en mémoire d’expériences professionnelles de réussite ou d’échec pour des enseignants débutants. Nous examinerons également les effets de plusieurs dispositifs de formation sur la qualité de l’organisation des souvenirs professionnels.

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