Interactions dans le rite et dans la danse : entre actions régulées et impromptues

L’opération s’inscrit dans le cadre de l’Atelier mensuel « La danse comme objet anthropologique » animé conjointement par M. Houseman et G. Wierre-Gore à l’antenne CNRS d’Ivry.

Participants

- Laboratoire ACTé

Georgiana Wierre-Gore
Fabrice David (doctorant)
Krystel Khoury (doctorante)
Anne Cazemajou (docteur associée)

- Extérieurs

M. Houseman (CEMAf-Ivry UMR 8171)
F. Courtois (FNRS Belgique)
P. Jespers (Université Libre de Bruxelles)
M-P. Gibert (CREA EA 3081)
A. Grau et A. David (University of Roehampton London)

Présentation

Bien qu’étant des modes d’interaction avec des propriétés spécifiques, le rite et la danse partagent un certain nombre de caractéristiques. Ils sont tous les deux des modes de participation à visée ostentatoire et engagent les participants dans des relations d’asymétrie plus ou moins marquée en fonction de leur positionnement dans l’activité. Dans les rites classiques (cultes de possession, messe catholique, etc.) bien qu’un officiant détermine l’ordre des gestes et la structure des interactions, il ouvre des espaces d’intervention aux autres participants qui agissent en fonction du sens ou du ressenti qu’ils construisent en situation ; dans la danse un chorégraphe ou maître à danser gère la relation entre les corps en mouvement de façon plus ou moins régulée ou réglée laissant ainsi une place à l’impromptu. L’objectif de cette opération est d’interroger à partir d’études de cas variés (danses bretonnes, danses rituelles africaines et diasporiques, rites néo-chamaniques et New Age, tango argentin, danses israéliennes et aborigènes Tiwi, etc.) les manières dont les interactions se construisent par des processus de négociation et de co-construction entre personnes en relations asymétriques.

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