Les processus de production des inégalités scolaires

Cette opération vise à élucider comment les processus de production des inégalités scolaires se constituent et se renforcent au sein même des interactions didactiques quotidiennes, à l’insu des acteurs.

Participants

- Laboratoire ACTé

Claire Margolinas

- Extérieurs

Marceline Laparra (CREM, Université de Lorraine)
Christophe Joigneaux (RECIFES, IUFM - Université d’Artois)

Présentation

Ce travail est mené dans le cadre du réseau RESEIDA, en collaboration avec Christophe Joigneaux (RECIFES, IUFM - Université d’Artois).

Nos recherches s’appuient sur un vaste corpus constitué pour permettre l’observation systématique en classe de neuf élèves durant leur scolarisation en GS et au CP.

La question de la différenciation scolaire n’est pas habituellement définie disciplinairement alors que, en tant que chercheurs en didactique du français et des mathématiques, nous l’inscrivons clairement dans un cadre didactique : nos analyses sont centrées sur les savoirs et les connaissances en jeu en situation.

Il s’agit de mieux comprendre la complexité des phénomènes en jeu dans les interactions didactiques et leur relation avec la production des inégalités scolaires. Nous nous intéressons notamment :

  • aux phénomènes qui conduisent certains savoirs (que nous avons appelé « savoirs transparents ») à être le plus souvent ignorés des professeurs, ce qui les empêchent d’institutionnaliser les connaissances correspondant à ces savoirs. Il s’agit notamment de considérer le professeur comme un acteur dans une profession qui légitime certains savoirs (dominants) au détriment d’autres savoirs (dominés).
  • aux phénomènes qui conduisent certaines connaissances (« connaissances transparentes ») des élèves à ne pas être reconnues comme des appuis possibles dans la construction de savoirs. Notre travail s’appuie non seulement sur une théorisation du didactique, en particulier sur la théorie des situations (Guy Brousseau, 1998), mais également sur des perspectives anthropologiques (Goody, 1977) qui mettent en évidence la nécessité d’une articulation entre les univers de l’oralité et de la littératie. Le croisement de ces cadres avec certains paradigmes de la sociologie de l’éducation (en particulier Bernstein, 2007) permet de faire le lien avec les notions de curriculum réel et curriculum caché.

Partenariat

RESEIDA(REcherches sur la Socialisation, l’Enseignement, les Inégalités et les Différenciations dans les Apprentissages)

Pour connaître les autres opérations de recherches de l’axe 1, cliquez ici.